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L'histoire du pressing - partie 1

L’histoire du nettoyage à sec a beaucoup évolué pendant les siècles. Ses origines remontent au 1er siècle à Pompéi où l’on retrouve les premiers fouloirs à textile.

A l’époque romaine.

Les Romains utilisaient des laveries publiques appelées « ateliers de foulons » (équivalent de nos laveries automatiques actuelles), où les employés appelés « foulonniers » lavaient le linge, dans un environnement souvent malsain.

 

Dans les ateliers de foulons, les vêtements étaient mis à tremper dans des cuves creusées dans le sol, reliées les unes aux autres, puis lavés. Des presses en terre cuite étaient disposées sur trois pans de mur. Les employés « foulaient » ou dansaient sur les vêtements et utilisaient des détergents tels que la « terre à foulon » (ou terre de Sommières) conservée dans de petites jarres. Cette dernière permettait d’enlever le gras et de raviver les couleurs. Le foulage s’effectuait à l’aide des pieds pour compacter le tissu dans un seul but : le rendre imperméable. Tout d’abord, on nettoyait généralement le tissu avec de l’urine pour enlever le plus d’impuretés possibles avant de les sécher et de les purifier à l’aide de fumées de souffre. Ensuite l’urine recueillie dans les toilettes publiques servait d’agent de blanchiment, comme le soufre que l’on faisait brûler sous des cadres en bois placés sous les vêtements suspendus.

La science progressant, les médecins commençaient à comprendre que le manque d’hygiène était un facteur de propagation des maladies contagieuses. Certains allaient même jusqu’à prôner de prendre un bain tous les jours. Des campagnes de propreté étaient organisées et l’on recommandait aux populations de faire bon usage du savon. Le savon devint plus élaboré mais le lavage du linge restait un véritable rituel nécessitant énormément de temps.

Les premières innovations technologiques.

En 1837, une fabrique de bougies et une savonnerie fusionnèrent pour créer The Procter & Gamble Company. Aux États-Unis, les découvertes scientifiques alliées à l’énorme potentiel industriel du pays allaient permettre à l’industrie savonnière de devenir l’une des plus prospères du pays dès 1850.

Lorsque les bactéries et leur rôle dans les infections et les maladies contagieuses furent découverts au milieu du 19ème siècle (1850), les hommes comprirent l’importance que l’hygiène avait sur la santé.

Jean-Baptiste Jolly

Jean-Baptiste Jolly

C’est en 1850, que s’ouvre la première teinturerie du monde à la suite d’un petit moment d’inattention de Jean-Baptiste Jolly. En effet, sa maladresse, lui fit renverser par hasard un mélange de térébenthine et d’alcool sur une robe et par stupeur il se rendit compte que ce mélange nettoya la robe. Peu de temps après, la première teinturerie ouvrait. Le perchloroéthylène (maintenant très règlementé et bientôt interdit) remplaça la térébenthine au fil du temps du fait qu’il soit plus sain et de son bas-prix. On envisage d’utiliser le silicone comme solvant à l’avenir car plus écologique.

La loi du 3 Février 1851, votant un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30% la construction des lavoirs accentua le phénomène. Ces édifices eurent souvent l’allure d’un petit temple où l’activité des lavandières fut presque sacralisée, malgré des tâches répétitives et souvent épuisantes. Le lavoir devint un lieu éminemment social dans chaque village, un endroit où les femmes se retrouvaient une fois par semaine ou plus, et où elles échangeaient toutes les dernières nouvelles du village, voire de la région. Jusqu’au 19ème siècle, le lavage du linge sale s’effectuait avec de la cendre de bois dans un cuvier.

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